Collect! |
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Alors que le
printemps est bien installé et que les températures grimpent, il est plus que
temps de penser au jeu de l’été, un jeu rapide, sympa, coloré et taquin que l’on
pourra sortir facilement entre potes, sous le soleil, à l’apéro, lors d’un
pique-nique, et qui fera le bonheur de toute la famille. Tous les ans, ils sont
plusieurs à se disputer ce titre tout honorifique, mais quand même synonyme de
(bonnes) ventes.
Sachant que ces
jeux de l’été sont souvent des jeux de cartes, «Collect!» semble cocher toutes
les cases. La mise en place est ultra-simple: on mélange les 64 cartes et on
coupe le paquet de manière à créer deux pioches de taille plus ou moins
identique. Et c’est parti pour quatre manches maximum!
L’objectif de
chacun est de décrocher la couronne. Au terme de chaque manche, le vainqueur
obtiendra une demi-couronne. Si personne n’a pu glaner deux demi-couronnes au
cours des trois premières manches, celui ou celle qui remportera la quatrième
obtiendra une couronne complète synonyme de victoire finale.
Parlons maintenant des cartes, toutes différentes, colorées et brillantes, avec
huit animaux très sympas dessinés par Simon Caruso. Chacun a sa couleur et
surtout son pouvoir.
À son tour, on
prend la carte au-dessus d’une des deux pioches, on la consulte aux yeux de tous
et on choisit: soit on la garde, soit on la pose face cachée sur une des deux
pioches et on prend la carte au-dessus de l’autre pioche. On pose alors devant
soi la carte obtenue, la première librement, les suivantes à gauche ou à droite
des cartes déjà collectées, de manière à former une rangée. Le premier ou la
première à réussir à aligner quatre animaux identiques adjacents remporte la
manche.
Reste le plus
important: dès qu’on pose une carte dans sa rangée, on peut en appliquer
l’effet. Et c’est là tout le sel de ce jeu. Le crocodile permet de détruire une
autre carte, le singe s’échange avec une autre carte et le crabe permet de
déplacer une autre carte dans une rangée. À chaque fois, n’importe quelle autre
carte déjà présente sur la table. Le bernard-l’hermite permet de rejouer si la
rangée contient déjà un crabe. Le lion et la pieuvre permettent de remporter la
manche d’une manière supplémentaire, respectivement en comptant dans sa rangée
au moins sept animaux différents ou trois paires différentes. Quant au
perroquet, il permet de deviner l’animal qui se cache en haut de la pioche de
son choix. Cela permet notamment de profiter des cartes déclinées par les
joueurs précédents, à la condition de s’en souvenir, bien entendu. Il y a donc
aussi dans «Collect!» un petit côté memory. Enfin, le caméléon permet de
remplacer n’importe quel autre animal. Mais attention: si un second caméléon
débarque dans la même rangée, les deux sont défaussés.
Vous l’aurez
compris, il est possible de bien s’enquiquiner, mais il faut aussi faire preuve
d’opportunisme et sauter sur la bonne occasion, par exemple en allant chercher
dans la rangée d’un autre joueur la carte qui nous fera gagner ou en déplaçant
une carte de manière à la regrouper avec ses semblables. Ça rigole beaucoup
quand quelqu’un veut utiliser le pouvoir du perroquet, mais se trompe de pioche
ou de carte. Ça râle sec quand un crocodile vient vous bouffer un de vos trois
animaux identiques, vous éloignant dès lors subitement de la victoire.
Bref, c’est
facile à expliquer, extrêmement simple à mettre en place, rapide, amusant,
taquin et gentiment stratégique. «Collect!» sent donc bon le jeu de l’été et
pourrait rester au-delà sur les tables. Jérémy Ducret et Johannes Goupy peuvent
dès lors être satisfaits de cette petite boîte, de ce petit jeu parfaitement
équilibré.
Collect! : un jeu de Jérémy Ducret et Johannes Goupy,
illustré par Simon Caruso et édité en avril 2026 par CMON.
30/05/2026 |